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Trémons

Trémons et son histoire*

Le village de Trémons s'est développé dans l'environnement d'une église paroissiale médiévale et semble-t-il d'un prieuré mentionné au début du XVIIe siècle. Le plan cadastral de 1830 montre que la petite agglomération située à un carrefour de chemins secondaires, se compose alors d'une quinzaine de constructions. Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, l'église est en grande partie reconstruite et une école est implantée. Siège d'une petite commune rurale, le village est resté figé dans ses limites au XXe siècle : seule une nouvelle mairie a été édifiée à la lin du XXè siècle, complétée depuis peu par une salle des fêtes.

Le clocher de Trémons rythme la vie du village
et celui de Moudoulens celle de la campagne

L’église paroissiale

Dans le procès-verbal de la visite que le vicaire Jean de Vallier fit à Trémons en 1551, l'église apparaît sous le vocable Saint-Pierre et en 1601, l'évêque Nicolas de Villars la présente comme un prieuré-cure. A cette date, l’église est découverte, à l'exception d'une maigre partie de voûte couvrant le maître-autel. En 1666, elle est dite «bien bâtie» par le curé, et en 1668 décrite par l'évêque Claude Joly «longue de 20 pas, large de 8, son chœur voûté».

La dédicace à Saint-Jean vient sans cloute d'une confrérie de Saint-Jean-Baptiste mentionnée en 1601. Mais, plus tard, l'évêque Saléon la désigne sous le vocable Saint-Martin en 1733. On y perdrait son latin si, à l'époque, il n'était pas obligatoire à l'église.
Selon l'architecte Léon Vigier et le chanoine Durengues, l'édifice recelait des parties romanes, effacées lors des restaurations successives. L'examen du bâti montre des parties anciennes, en particulier dans le mur nord de la nef, peut-être du XVIè siècle (trace d'anciennes baies en arc plein-cintre). L'ensemble de l'édifice a été restauré au cours du XIXè siècle.

Le presbytère

Des anciennes constructions situées au sud de l'église, subsistent une tour quadrangulaire hors œuvre, datable du XVIè siècle par une fenêtre à appui torique, et des dépendances plus tardives, probables vestiges du prieuré cure mentionné au XVIlè siècle dans les visites pastorales. Le plan cadastral de 1830 montre que le presbytère était adossé au mur sud de l'église, complété par un ensemble de bâtiments sur cour, avec une tour circulaire sur l'angle nord-ouest détruite à une date indéterminée.

Jugé humide et sombre, et « dans un état de vétusté qui exige des réparations tellement considérables qu’'elles équivalent à une reconstruction, le presbytère est reconstruit sur un projet de l'architecte Adolphe Gilles de 1897 ; les travaux effectués par l'entrepreneur Albugues, sont achevés en 1899. Les dépendances, en partie tronquées, servent aujourd'hui de remise communale et le presbytère à été converti en immeuble à logements.
Sur le territoire de la commune on trouve de belles maisons de maître à Millac (fin du XVIllè siècle) et à Clauzade qui est une dépendance du château de Lustrac.
L'église de Moudoulens est établie à proximité d'une villa antique et d'une nécropole du haut Moyen Age. On y découvrit également un refuge. L'édifice actuel au sommet d'un «pech» dominant la vallée du Lot, est une construction romane rustique du Xlè siècle.

* Source "Le Journal de la Communauté de Communes du Canton de Penne d'Agenais n°20 Janvier 2009.

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